Volumes, prix, adoption par les grandes maisons : les chiffres qui montrent que le diamant de laboratoire devient le standard de la joaillerie.

Le débat « laboratoire ou naturel » se poursuit dans les salons ; sur le marché, il est en train d'être tranché. L'Inde, où se taille et se polit l'essentiel des diamants du monde, a exporté sur l'exercice 2025-2026 davantage de carats de diamants de laboratoire polis que de diamants naturels. En volume, le laboratoire dépasse désormais la mine — une bascule historique, survenue en à peine dix ans.
Trois forces poussent dans le même sens. La technologie : les réacteurs CVD et HPHT produisent des pierres toujours plus grandes, plus pures, à des coûts qui baissent. La demande : la génération qui achète aujourd'hui ses premières belles pièces a grandi avec la traçabilité et se moque du récit de la rareté. Et l'offre : des marques mondiales — de la joaillerie accessible à l'horlogerie de luxe — ont déjà basculé tout ou partie de leurs collections vers le laboratoire.
Le diamant de mine ne disparaîtra pas : il deviendra ce que sont les grands crus ou les montres de collection — un marché de connaisseurs, porté par la provenance et l'histoire géologique, à des prix assumés. Mais le diamant que l'on porte, que l'on offre, que l'on vit au quotidien, sera de laboratoire. C'est déjà largement le cas.
La plupart des maisons s'adaptent à ce monde ; MICKAEL STONE y est née. Première maison française entièrement dédiée au diamant de laboratoire, nous n'avons ni stock de naturel à écouler, ni double discours à tenir : une seule pierre, un seul or — le 14 carats massif —, une seule ligne de conduite. L'avenir du diamant n'est pas une menace pour nous. C'est notre point de départ.
Les prix des pierres brutes baissent avec la technologie, comme pour toute industrie qui mûrit. Le bijou fini, lui, garde la valeur de sa création : dessin, or massif, fabrication.
Les grandes maisons de la place Vendôme y viendront-elles ?Plusieurs marques mondiales ont déjà franchi le pas. La question n'est plus « si », mais « quand » — et à quel prix pour leur récit.
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